Rubrique scatologique - Retour de Grèce, Partie 2

Publié le par Sido

http://img10.hostingpics.net/pics/544797cocap1.jpg

 

http://img10.hostingpics.net/pics/122773cocap2.jpg

Publié dans Dessin

Commenter cet article

Elseph' 18/05/2010 13:30



M'est arrivé un truc du même genre, une foué.



En compagnie de mon jeune cousin Selim -que tu connais je crois-, j'vais aux toilettes des galleries Lafayettes, partant
du principe qu'elles sont toujours propres et bien conservées, pis gratuites, de quoi donner envie une furieuse envie de chier à un cousu du cul où à une bourgeoise emparfumée.



J'y vais donc, heureux, l'anus titillant déjà faiblement sous mes pas, et là horreur: j'tombe sur un toilette juste
dégeulasse, avec des relents de merde humide et jaunâtre aux abords de la cuvette, du p-cul partout, de ce genre dont on se dit qu'une centaines de brosses resteraient désuètes encore, et qu'un
aspirateur fécale ultramoderne même n'y pourrait pas grand chose.


La chasse d'eau est pétée. Sans doute la nana aussi que préposée à l'entretien de la propreté des lieux s'est suicidée,
et pas d'un suicide doux, du genre écartèlement radical entre deux empiffrés sortant du macdo et auxquelles elle se serait encordée.



Reste que mon cul fulmine et que, comme le dit souvent ma sainte mère avec une infinie sagesse, faut bien chier, sinon
on pète on s'vide on meurt.



Donc je ferme la porte, je vérifie trois fois le verrou, et j'en chie une absolument superbe et qui, s'il n'eut été la
montagne putride déjà présente et remontant jusqu'à quelques centimètres de mes fesses déjà, aurait tout à fait plû aux toilettes -car les toilettes ont des goûts aussi, sans quoi leur dégout
serait improbable, en déclare la sorte d'égouts-; j'en chie trois ou quatre magnifiques, véritables chefs-d’œuvre anaux à base de féculents riches et de protéines équilibrées, comme n'en savent
faire que les kebabs de la rue de Lannoy de Roubaix avec leur libanais kefta-oeufs ultragraisseux.



La montagne est désormais tellement haute qu'elle me frôle littéralement la raie. Pas de quoi jouir, si artiste qu'on
soit dans le concept. C'est à ce moment que l'histoire devient drôle, je veux dire de ce même genre de drôlerie qui nous pousse parfois à s'éclater furieusement la gueule en marrade lorsqu'on
regarde un handicapé moteur se casser les dents de devant sur le bitume avant de se faire écraser par un camion d'handicap international de passage.



Plus de p-cul.



Ou plutôt si, un rouleau entier mais, allez comprendre, protégé par un mécanisme plastiqueux ultracomplexe séparé en
deux parties distinctes; la première partie, complètement vide sinon un petit feuillet abandonné et absolument insuffisant à torcher le cul d'une mouche; la deuxième bien pleine, mais
inaccessible donc, sans doute un procédé de Dieu pour se foutre de ma gueule entre deux bombes en Palestine ou deux mariages ratés partout dans le monde.



J'envoie un texto d'urgence à Selim qui m'attend devant, quelque chose de simple et drôle, du genre Sauve-moi la vie,
c'est une question d'vie ou d'merde. Pas de réponse. Comble, j'entend la porte extérieure qui s'ouvre sur de nouveaux arrivants: un (total) abruti de père nicieux accompagné de quelque chose qui
ressembles à de jeunes mioches -de très jeunes filles en plus- et qui clame une sorte de Youplalala youplalali, restez tranquilles les filles, oh oui papa oh oui, allez on va aller au toilette et
se laver les mains, et puis une glace youpla youpli ? Oh oui papa, oh oui papa, bande d'enculés.



La poignée de la porte fait clic clac, on essaye de pénétrer dans mon enfer. La cabine me semble de plus en plus petite et exigue, je
sens les gouttes de suées qui me montent aux tempes, d'une sueur âcre d'effroi qui n'arrange pas la fragrance déjà putride et embaumeuses qui respire dans la cabine et qui, sil elle devait
s'ouvrir soudainement, anéantirait probablement d'un coup de vent tous les espoirs et les joies et les innocences puritaines enfermées dans les petits cœurs crystalliques des probables angelettes
à bouclettes qui patientent gaiement au devant, quelque chose comme une envie soudaine de crever, un syndrome de Peter Pan avancé et pourri.


 


J’te raconterai la suite à l’occaz’, j’vais bouffer.


 



marck 27/04/2010 19:10



Héroïque xD



Sido 27/04/2010 21:43



J'étais foutue, John ! Ils allaient me buter si je sortais pas très vite !