Réveil
Ô bonheur, ô beauté sporadique. Sous ton maquillage crasse se révèle ta substance, plus belle et douce encore que ton effronterie.
La vertu et le vice s'envolent et s'entrelacent. Ils me disent au revoir, ils me disent de me taire ; Le bonheur est tout pres quand on sait ne rien faire.
Ô vie, ô joyeuse grimace ; fais-moi pleurer encore, laisse moi presque mourir. Laisse moi toucher ton voile sans jamais le soulever.
Rapelle-moi sans cesse, chaque jour de ma vie : N'est pas de vérité pour celui qui la fuit. N'est pas de contentement pour celui qui le nie.
Ô chair, ô volupté impie. Ouvre-moi de nouveau, et je n'oublierai pas ; au nom de mes viscères, que la porte est en moi.