Le lit des fées
Il sent l'alcool, par endroits ses draps sont brûlés.
Je m'allongerais bien encore dans le lit des fées.
Il accueille, ovationne, les plaintes et les éclats de rire.
Il s'ouvre aux sans-sommeil, aux oiseaux de désir.
Jamais ne juge les pleurs des amours endeuillées,
parfois fait de l'ivresse un bateau fourvoyé.
Quand chante -douce- l'étoffe fardée et pondéreuse,
La tiédeur se diffuse, tisse une double vareuse.
Ecrasé sous le sommeil à la fin de la nuit,
éploré par les heures, nanti anéanti.
Nonobstant le malaise, se laisser voyager.
Se laisser émouvoir au fond du lit des fées.
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